Comment savoir ce qui me va ? Un relooking de pro !

La Madame Look de M6 publie chez Larousse Toutes les femmes sont belles et nous donne sa leçon de style. ristina Cordula est « conseillère en image ». Cette ancienne mannequin – elle a défilé pour les plus grands, de Saint Laurent à Chanel – nous rhabille pour nous rendre sublimes.

 

Attention aux couleurs

« Beaucoup de femmes ne savent pas marier les couleurs ou choisissent des tons trop classiques (noir, marine, beige), » explique Cristina. « Leurs envies ne vont pas forcément à leur morphologie ou à leur âge, leur teint, à la couleur de leurs yeux ou de leurs cheveux. Ensuite, c’est une question de bon sens : devant la glace, on se rend compte de ses erreurs !« 

Livre toutes les femmes sont bellesLes conseils de Cristina : pour éviter l’effet perroquet, une tenue se compose de trois couleurs maximum, plutôt dans les mêmes tons (par exemple : bleu, marine, violet).
Les couleurs vives ou claires illuminent le visage, mais un contraste trop fort entre haut et bas peut « casser » la silhouette.

 

Suivre ses lignes…

Comme en peinture, l’art de se vêtir est une question de proportions. C’est une évidence : la même robe peut ressemble à un sac à patates ou à un incroyable fourreau selon celle qui la porte.

Toujours face à la glace, on s’examine : hanches larges, petite carrure, sportive aux épaules musclées, longiligne ou petit gabarit, on adapte sa garde-robe à son format. Il n’est pas toujours évident de prendre conscience de ses atouts et de ses défauts.
Trois études de cas avec Cristina…

 

Pour les petites carrures, hanches larges

Etre en A, avec des épaules étroites, des hanches larges, c’est la féminité, le symbole de l’accouchement ! »
Les conseils de Cristina : Il ne faut surtout pas couper la silhouette en deux. Alors on évite les rayures horizontales qui écrasent, préférer les robes aux pantalons.
On privilégie les coupes trapèze qui gomment les hanches et on focalise l’attention sur le haut du corps, avec des couleurs et des motifs.

 

Pour les petite tailles

La femme « XXS »… « Être petite, ce n’est pas un défaut en soi ! Tout dépend de la morphologie….« , rassure Cristina.

Les conseils de Cristina : En revanche, tout doit être petit : jupe ou robe au-dessus du genou.
On opte pour des formes courtes, des hauts près du corps.
On peut porter des talons, mais ce n’est pas indispensable. Une petite est aussi jolie en ballerines !
Si on choisit des talons, pas plus de 8 cm, sinon, on ressemble à une petite chose qui vacille sur des échasses et perd l’équilibre !

 

Les plantureuses

Les femmes « O »… Et quand on est ronde ? « Il ne faut pas de brillant, pas de gros motifs. Mais plutôt des couleurs sourdes, du monochrome, des tissus mats. Le but, c’est d’allonger la silhouette. »

Les conseils de Cristina : Pour égayer sa tenue, on mise sur un bel accessoire, un joli décolleté…
On attire le regard vers ce qui est beau, sans se cacher sous des vêtements informes, trop larges.
Dernier conseil : on porte des pantalons droits et pas trop évasés.

 

Faire évoluer son style …

L’autre difficulté, c’est aussi de savoir changer en fonction des années, s’habiller selon son âge et sa situation. Sans faire jeunette ou mémé !
Cristina en est convaincue, le temps qui passe nous rend sublimes…
« Aujourd’hui, les femmes de 40 ans sont partout dans les magazines, c’est l’âge où elles sont le plus épanouies, les plus mûres, les plus belles ! Elles ont déjà traversé des épreuves, choisi ou non de devenir mères. Elles sont plus sûres d’elles, ce qui se ressent physiquement.« 

 

A 40, 50 ans…

Ne pas faire mémé… Et puis les femmes de 40 ans, ce n’est pas comme il y a quarante ans ! Elles sont actives. A cet âge, il ne faut surtout pas s’acheter des soi-disant « classiques » dans des boutiques improblables. Quand je vois certaines femmes, je ne comprends même pas où est-ce qu’elles ont pu acheter leurs vêtements !
 »Il ne faut surtout pas se « mémériser », avec des cardigans bleu marine aux boutons dorés.« 
A 50 ans, il faut assumer de vieillir, d’avoir des rides. Le corps a changé et il faut l’accepter puisque de toutes façons on ne peut pas revenir en arrière. Mais ce n’est pas la peine de se cacher !

Les conseils de Cristina : Patricia, dans le livre, en est un bon exemple. En pleine pré-ménopause, elle avait du mal à s’accepter. Je lui ai conseillé une très jolie robe ample en lurex, qui illumine le visage, et de mettre des tissus sans trop de synthétique, léger, qui la laisse respirer, pour atténuer les bouffées de chaleur.

 

La garde robe idéale

Investir dans des basiques…

Les basiques, ces vêtements qui auront toujours une place dans notre placard. « Je les appelle les « intemporels ». Ils ne passent jamais de mode et comme on pourra les porter longtemps, il ne faut pas hésiter à s’offrir des belles pièces, en y mettant le prix. »

Les conseils de Cristina : Voici sa liste des sauveteurs d’allure : « un manteau trois-quart, en laine ou en tweed, dans une belle matière, le pantalon noir, la petite robe noire – qu’on enfile quand on ne sait pas quoi se mettre. Un trench, jamais plus de ¾, surtout si on est petite, pour la mi-saison, un blouson de cuir, une veste en jean. Mais aussi, la chemise blanche, le petit pull sobre dans une jolie matière en col V.
Le jean aussi est devenu un classique. On le choisit foncé, brut ou marine.
Et aux pieds, des escarpins décolletés, laissant la naissance des orteils découverte, des bottes
Des intemporels, il y en a tellement !

 

Le mauvais goût

Impossible d’être exhaustive tant elles sont nombreuses, selon Cristina. Persona non-grata dans notre penderie, « comme les imprimés et les couleurs flashy qui ne vont pas ensemble.« 
Mais si il y a bien une chose qui fait bondir Cristina, ce sont les collants couleur chair : « ça, c’est vraiment horrible !« , s’exclame t’elle. « C’est pas possible, surtout quand ils sont brillants, en lycra, plus beige que chair…« 

Les conseils de Cristina : Effectivement, si on va dîner chez la Reine d’Angleterre, c’est une question de savoir-vivre, on ne peut pas avoir les jambes nues et les collants chair sont obligatoires. Mais sinon c’est in-ter-dit !
On leur préfère des collants noirs opaques ou fumés, très chic le soir.

 

Gérer les accessoires

Ah, l’accessoire, ou l’art de se rendre indispensable ! Côté bijoux, attention aux abus. Cristina, adepte du chic et de la sobriété, nous prévient : « Il ne faut pas une multitude de petits bijoux, trop cheap et effet sapin de Noël garanti !
Mais un bijou très bien choisi, un beau collier, une jolie bague, des boucles d’oreille classe….
Ce qui compte, c’est que ce soit chic, une femme se doit d’être élégante et sobre…

Chéri, si tu m’entends, sache que ma main est toujours disponible pour recevoir la bague aperçue dans la vitrine de Cartier, place Vendôme. C’est pas moi qui l’ai dit, c’est Cristina ! Sinon je me contenterai d’un très beau bracelet tu sais…

 

Le sac à main

Harmonie et équilibre…

On le traîne des mois durant, il nous accompagne de droite à gauche, on lui confie notre agenda comme le doudou du petit dernier. C’est dire si son choix est capital ! Cristina confirme.

Les conseils de Cristina : Le sac à main, je crois que c’est encore plus important que les bijoux !
On le choisit en harmonie avec sa silhouette. Pas de grosses besaces quand on est petite, de bandoulière quand on est ronde.
Tout est une question de volume, de silhouette : il faut associer joliment les formes.

Plus d’infos !
Toutes les femmes sont belles !, Cristina Cordula, Larousse, 19,90 €.

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